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Promotion des Educateurs sportifs professionnels
La Promotion annuelle des Educateurs sportifs a été créée à partir de 1996 par la Confédération nationale des Educateurs sportifs (CNES), sur une idée de son Secrétaire-Général Philippe Brossard, l’objectif étant que tous les diplômés de l’année titulaires d’un Brevet d’Etat Sport s’identifient à un enseignant ou/et éducateur s’étant particulièrement illustré dans l’éducation sportive.
Les recherches des futurs récipiendaires sont réalisées par la CNES ainsi que les choix de la promotion de l’année.
De 1996 à 2013 les promotions d’Educateurs sportifs ont fait l’objet d’une diffusion officielle par publication d’une Instruction ou d’un Arrêté publié au Bulletin officiel de la Jeunesse et des Sports.
Cette Promotion annuelle a une très grande renommée auprès des Educateurs sportifs diplômés d’Etat et est toujours attendue avec impatience.
Elle permet d’illustrer le rôle remarquable que jouent les Educateurs sportifs dans le développement du sport en France.
La Confédération Nationale des Educateurs Sportifs (CNES) est fière de mettre en lumière ce rôle éminent à travers cette Promotion annuelle.

 

Liste des Promotions :
1996 : Henri COCHET (14 décembre 1901 – 1er avril 1987) Tennis
1997 : Gabriel HANOT (6 novembre 1889 – 10 août 1968) Football
1998 : Pierre PIBAROT (23 juillet 1916 – 1981) Football
1999 : Honoré BONNET (14 novembre 1919 – 22 février 2005) Ski-Montagne
2000 : Jean COTTARD (né en 1926) Escrime
2001 : Suzanne LENGLEN (24 mai 1899 – 4 juillet 1938) Tennis
2002 : Maurice HOUVION (né le 4 juillet 1934) Athlétisme
2003 : Aimé JACQUET (né le 27 novembre 1941) Football
2004 : Suzanne BERLIOUX (1898-1984) Natation
2005 : Georges BOULOGNE (1er juillet 1917 – 23 août 1999) Football
2006 : Georges DRANSART (12 mai 1924 – 14 juin 2005) Canoë-Kayak
2007 : Irène POPARD (30 septembre 1894 – 1950) Danse-Gymnastique
2008 : Roger FRISON-ROCHE (10 février 1906 – 17 décembre 1999) Ski-Montagne
2009 : Aldred ESTRABEAU (20 octobre 1906 – avril 1999) Tennis
2010 : Georges de SAINT-CLAIR (1845 Genève – 1910) Omnisports
2011 : François BESSON (4 juillet 1946 à Hostens – 25 mai 2010) Judo
2012 : Martin PLAA (1901 à Bidart : Basses-Pyrénées – 1978) Tennis
2013 : Francisco AMOROS (19 février 1770 – 1848) Omnisports et Gymnastique
2014 : Joseph MAIGROT (2 juin 1900 à Rimaucourt – 30 mai 1983 à Versailles) Athlétisme
2015 : Maître CARRICHON (milieu du 19ème siècle – début du 20ème siècle) Escrime

 

BIOGRAPHIES :

2015 : Maître CARRICHON
(milieu du 19ème siècle – début du 20ème siècle) Escrime
Maître Carrichon était un Maître d’Armes d’une excellente réputation. Il avait sa salle d’Armes à Paris au 7 Cité du Retiro 8ème arrdt, près de La Madeleine. Tous les ans, il organisait une épreuve format poule à l’épée entre tous ses élèves. Et il forma de nombreux et redoutables tireurs !
Lors du Concours d’Escrime des Jeux olympiques d’Athènes en 1896, c’est l’un de ses élèves Eugène-Henri Gravelotte qui remporte le Concours de Fleuret et qui devient ainsi le 1er médaillé olympique français en escrime (Alexandre Tuffère – triple saut – étant le 1er médaillé français toutes disciplines).
Le Maître Carrichon forma aussi à partir de 1903 le grand champion Lucien Gaudin dont les escrimeurs connaisseurs de l’époque rappelaient que sa force fut vraiment incomparable lorsqu’il travailla avec le « vieux »  Maître Carrichon. Lucien Gaudin, figure mythique de l’escrime, remportera les Médailles d’Or aux Jeux olympiques 1928 en fleuret et épée.
Il enseignera aussi au Lycée Carnot, Boulevard Malesherbes.
Malheureusement, alors qu’il était âgé et malade, Maître Carrichon eût la douleur de perdre son fils Paul, lui aussi maître d’armes, lors d’une leçon d’escrime qu’il donnait au Cercle de l’Epée, rue Dugommier à Nantes le 1er mars 1911, à un élève, Emilien Fabriès, 47 ans, négociant en charbon, par ailleurs fondateur du club en 1893. Paul était alors âgé de 27 ans.
Le nom de Carrichon est, pour tous les escrimeurs, inséparable de l’histoire de l’Escrime et plus particulièrement de l’enseignement de l’escrime. A ce titre, le Maître Carrichon avait toute sa place dans la promotion des Educateurs sportifs.

 

2014 : Joseph MAIGROT
(2 juin 1900 à Rimaucourt – 30 mai 1983 à Versailles) Athlétisme
Etudes primaires à Doulaincourt. Il quitte l’école à 12 ans avec son certificat d’études. Il joue parfois au football. A 15 ans il travaille à l’usine de Manois où travaille son père puis dans une fonderie près de Toul et un an après rejoint son père à l’usine Moinard, avenue Daumesnil à Paris, pour travailler comme compagnon ajusteur.
Puis à 18 ans, en 1918, il s’engage dans la brigade de sapeurs-pompiers de Paris ; il y restera près de 24 ans. ; il y pratique la gymnastique aux agrès, la barre fixe, les barres parallèles etc… Il reçoit la médaille d’argent pour acte de courage et de dévouement à la suite d’un incendie à la Bibliothèque nationale.
En 1921 il est promu sergent dans les brigades de pompiers et y restera jusqu’en 1942, année où il prend sa retraite avec le grade d’adjudant-chef.
Durant cette période il pratique le rugby et l’athlétisme (en tant que hurdleur en 200m haies, en sprint) au Racing-Club de France où Géo André l’oriente vers les courses de haies. En 1934 il prend en charge l’entraînement de la section d’athlétisme du RCF un des plus grands clubs français. Pendant huit années il concilie donc son activité de pompier avec celle d’entraîneur au Racing. C’est sa nomination en 1942 à l’Institut National des Sports (INS) en tant que conseiller technique national qui l’amène à quitter le corps des sapeurs-pompiers.
Puis il devient entraîneur national d’athlétisme ( spécialisé en sprint, relais et haies) à la Fédération Française d’athlétisme (FFA) où il contribue aux carrières de grands champions tels Jocelyn Delecour, Marc Berger, Claude Piquemal et Roger Bambuck (4x100m) et aussi de Abdoulaye Seye, Paul Genevay, Bernard Laidebeur.
Son rôle éducatif dans le secteur du sprint et des relais, notamment le relais 4x100m, est éminent avec des recors d’Europe, des médailles olympiques en 1964 et 68. Joseph Maigrot fut à n’en pas douter une figure exceptionnelle de l’athlétisme français, un véritable mythe !
Sous sa houlette l’Equipe de France vole de victoire en victoire. Joseph Maigrot réussit à créer une osmose entre quatre athlètes aux caractères difficiles. Mais il met aussi en place une véritable technicité, avec notamment une transmission du relais « par le bas » (coude fléchi et main fléchie parole au sol plutôt que bras tendu à l’horizontale) que la France devient la seule à adopter et qui devient ainsi sa spécificité.
Il exercera sous le statut d’Inspecteur principal de la Jeunesse et des Sports.
Le grand stade couvert de l’Institut national du Sport (Insep), dans le bois de Vincennes, qui fut inaugurée en 1965 par le Gal de Gaulle, portera ensuite le nom de « Halle Joseph Maigrot ».

Voir aussi : http://www.ina.fr/video/CPF04008046

2013 : Francisco AMOROS
(19 février 1770 – 1848)
Lieutenant à Cadix, il ajoute aux exercices militaires clas- siques les exercices gymnastiques. En 1807, il devient Colonel d’Infanterie. En disgrâce auprès de Ferdinand vII d’Espagne, il se réfugie à Paris et devient Français en 1816.
Il ouvre le 1er gymnase français à destination des enfants des écoles.
En 1820, le gymnase de Grenelle (place Dupleix), inauguré par le Ministre de la Guerre, est conçu par Amoros. Des milliers d’élèves-militaires y suivront une instruction gymnastique.
En 1830, son « Manuel d’éducation physique, gymnastique et morale » aura un fort retentissement et imprégnera des générations de gymnastes.
Amoros présentera alors la gymnastique comme la science raisonnée de nos mouvements. Malgré les difficultés qu’il rencontra (la gymnastique est à la frontière de l’instruction militaire et de l’éducation civile des collégiens), Amoros par sa contribution déterminante au développement de l’éducation physique contemporaine est considéré comme le fondateur de l’enseignement de la gymnastique.
Publications :
1826 : Gymnase normal, militaire et civil
1830 : Manuel d’Education physique, gymnastique et morale

2012 : Martin PLÂA
(1901 à Bidart : Basses-Pyrénées – 1978) Tennis
Ce basque est un très grand joueur, possédant un jeu complet, régulier et surtout très précis. Il embrasse la carrière de professeur de tennis très jeune, puis fut entraîneur des Mousquetaires du tennis français (Lacoste, Cochet, Borotra, Brugnon). Il est considéré comme un excellent professeur mais aussi comme une force de la nature car il peut entraîner l’un des Mousquetaires pendant plusieurs heures puis en faire de même avec les suivants.
Fut champion de France professionnel en 1931, puis champion du Monde professionnel en 1932 à Berlin en battant Nusslein et aussi le grand champion Tilden !
A cette époque, deux camps s’opposaient, celui des professionnels et celui des amateurs. C’est donc tout naturellement, étant à la fois joueur professionnel mais aussi entraîneur, qu’il fonda, le 16 décembre 1929, l’Association Française des Professeurs et Professionnels de Tennis.
BOJS : Promo MartinPlâa_2012

2011 : François BESSON
(4 juillet 1946 à Hostens – 25 mai 2010) Judo
Après une carrière sportive brillante – ceinture noire 7ème Dan, champion de France de Judo individuel en 1969 et en 1971, médaillé de bronze Championnat de France toutes catégories en 1969, 1973 et 1974, médaillé de bronze Championnat d’Europe par équipes en 1969 et 1971, Vice-Champion d’Europe par équipes en 1972 et 1973, membre de l’Equipe de France de Judo de 1967 à 1974 – il poursuit dans son sport de prédilection par des actions d’encadrement technique et de formation. Educateur sportif titulaire du Brevet d’Etat du 3ème degré, il sera CTD du Val d’Oise, CTR d’Ile-de-France de 1974 à 1981, puis à partir de 1981 Directeur technique national adjoint du Judo.
C’est toujours avec passion qu’il apporta ses compétences dans ces différents postes, au service du développement du Judo. Et c’est avec un grand professionnalisme qu’il assuma ses tâches de Directeur adjoint de la FF Judo en charge des cadres techniques, de Directeur sportif de l’Union européenne de Judo (de 1987 à 1995) et de Directeur sportif de la Fédération internationale de Judo.
Conseiller technique au Cabinet du Ministre chargé des Sports en 2002 puis chargé de mission, il a laissé l’image d’un homme exemplaire et très respectueux des autres.

2010 : Georges de SAINT-CLAIR
(1845 à Genève – 1910) Omnisports
Né de mère écossaise, il pratiqua les sports en Angleterre. Malgré un rôle considérable lors de la naissance du sport français moderne, Georges de Saint-Clair reste assez méconnu car il quitta ses fonctions de direction dans le sport assez tôt. Il fut tout d’abord Secrétaire-Général du Racing-Club de France ; on lui doit l’arrêt des paris lors de courses athlétiques où les coureurs singeaient les jockeys du turf. Il développa les compétitions amateurs sportives au sein du RCF ainsi que les premiers cross-country. Il sera le premier président de l’USFSA (Union des Sociétés françaises des Sports athlétiques), créée le 18 janvier 1887 et qui regroupait la plupart des clubs sportifs français. Très attaché au sport pour les jeunes il crée, en lien avec Pierre de Coubertin, la première association sportive scolaire au Lycée Lakanal de Sceaux. Son livre «Jeux et Exercices de plein air» est destiné aux scolaires.
Il rédigea de nombreux articles et donna des conférences sur le rugby. Il est considéré comme le créateur du sport athlétique en France. Son rôle éducatif au travers de sa présidence au Racing-Club de France, le développement des courses sportives dans ce club, son action pour le développement des associations sportives scolaires en font assurément l’un des pionniers les plus éminents de l’éducation sportive en France.
Parutions :
1887 : Jeux et Exercices de plein air
1890 : 1ères Règles officielles du Rugby

2009 : Aldred ESTRABEAU
(20 octobre 1906 à Assat – avril 1999) Tennis
D’abord joueur de Paume, il devint un excellent joueur de tennis ; son professeur fut le célèbre Martin Plâa (fondateur de l’Association des Professeurs et Professionnels de Tennis).
Il effectua une tournée professionnelle en France avec le très grand champion américain Tilden , Martin Plâa et Gledhill (n° 2 américain) au début des années 30.
Maître-Professeur, il commença par entraîner l’équipe belge de Coupe Davis puis celles d’Inde, de Pologne et d’Espagne.
Il quitta Bruxelles car Martin Plâa lui proposa d’être son adjoint pour entraîner l’Equipe de France à Roland-Garros (Buzelet, Boussus, Marcel Bernard ainsi que trois des Mousquetaires (Brugnon, Borotra et Cochet). Il fut à de nombreuses reprises entraîneur de l’Equipe de France de Coupe Davis des années 30 aux années 50.
Formateur de nombreux champions dont Bernard Destremau ou Henri Bolelli, il conseilla aussi l’ancien n°1 du tennis français, Pierre Darmon, qui estimait qu’Alfred Estrabeau était le tout meilleur technicien de tennis à son époque.
Pour l’anecdote, il fut aussi le professeur de Jacques Chaban-Delmas (qui fut un très bon joueur : classé à -4/6 en simple et en 1ère Série en double).
Auteur de plusieurs ouvrages sur le tennis, Alfred Estrabeau pratiqua son art en Espagne à Barcelone et San-Sebastian, puis au CASG et au Tir-aux-Pigeons à Paris. Il entraîna aussi l’Equipe 1ère du Stade Français. Il avait une très grande réputation, celle d’un véritable professionnel « de terrain » ayant acquis une expérience remarquable.

Biographies 1996 à 2008 (en cours d’insertion)